Le Printemps (épisode 26) - Ian

Mais quelle belle idée de Luc! Salut Princesse, papa est dans une forme resplendissante!  C’est le printemps et Luc veut justement qu’on en parle.  Y’a des événements dans notre vie qui nous restent en mémoire sans qu’on sache trop pourquoi…moi, je me souviens qu’à 14 ans, je patinais encore sur la glace extérieure de Ville St-Pierre un 9 mars…et c’était l’année où j’avais patiné le plus tard au printemps (je sais, la date officielle du printemps est plus tard!)…j’voulais pas que la journée arrête…j’voulais pas que la glace fonde.  J’étais seul, j’étais bien.  Ce qui est arrivé?  Grand-maman a "flashé" les lumières, j’ai donc quitté la glace pour aller souper…(Note: j’habitais juste derrière le parc…).  Si j’y suis retourné plus tard?  Non…le gardien du parc avait éteint les lumières et avait décidé que la saison de la patinoire extérieure était terminée.  Depuis ce jour, je DÉTESTE le printemps…mais encore plus les gardiens de parc!  J’ai perdu une "innocence" cette journée-là et on dirait que je m’en apercevais.  Je savais que l’an prochain, j’allais être trop "vieux" pour passer des heures sur la patinoire extérieure…

Mais je dois avouer que mon 1er printemps à la campagne a quelque chose de bucolique.  L’odeur de la terre (la vraie, pas celle d’un fond de ruelle!), l’arrivée des outardes, la visite des dindons sauvages, le retour des crécerelles, l’épervier de Cooper qui plane au-dessus du champ, les premiers rayons du soleil qui nous réchauffent et, surtout, l’envie d’aller jouer dans les plates-bandes.  D’aménager le paysage, de planter des fleurs, des légumes…

Quoi?  Si je déteste variment le printemps?  Non, c’est juste une crotte sur le coeur que j’ai…woups!  Arrête, va pas dire à ta mère que j’ai encore prononcé le mot "crotte" devant toi!  Ok?  Merci…tiens, v’là un biscuit au chocolat!  Je ne déteste pas le printemps, mais je déteste toujours les gardiens de parc.  Oui, papa se souvient du nom du "fameux" gardien de parc…Stéphane Bourdeau.

Le printemps - Podcast 026 - Luc

Aujourd’hui dans notre activité journal-Les Beaux Réal Roux, on ajoute la notion de printemps.

Quand on est jeune, le printemps c’est un avant goût de l’été, les sorties au parc.  Finalement les ruelles de la ville redeviennent accessibles aux ti-culs en vélo et au coureur de « scrap ».

Quand on vieillit, on voit de plus en plus la vie dans le printemps.  Les bourgeons qui sortent, l’herbe qui verdit, les crottes de chien qui dégèlent… Chériiiiie?  J’peux dire "crottes de chien" aux enfants?  Trop tard…

Au printemps, je sors mon vélo et mes espadrilles de course et j’enfile les kilomètres.  Je crois vraiment que les résolutions du jour de l’an devraient se transformer en résolutions du printemps.  Aussi, on ne court pas juste pour la santé, on court les cafés et les terrasses sur St-Denis…

Quoi?  J’ai oublié les séries éliminatoires du hockey?  Oui, j’essaie de les oublier.

Je dois y aller, la voiture n’est pas stationnée du bon côté…

Ian - Sentiment d’appartenance

Hola!  Como estàs pequena "chose"?  Ouais…ton père parle un peu espagnol.  4 ans de cours au secondaire.  Quoi?  Dora aussi parle espagnol?  Cool…et Babouche lui? (note aux lecteurs sans enfant; Babouche, c’est le singe avec des bottes rouges) .  Super, j’appartiens donc au même gang que Dora et Babouche!

Pourquoi?  Bien parce parce qu’on a un point commun…on partage une passion, l’espag…oublie ça.  Pourquoi j’ai l’air stressé en te parlant du sentiment d’appartenance?  T’écouteras l’émission 26…Yanick et Luc ont fait de l’humour TROP drôle à papa qui avait oublié de publier son texte pour l’émission précédente.  Peu importe, accroche-toi on part;

C’est important d’appartenir à un groupe.  On vit en société, qui comprend plusieurs groupes et, pour vivre équilibré, tu dois manger des fibres.  Je déconne. 

Mais sérieusement, l’exclusion c’est la pire chose.  Tu dois te sentir aimé, entouré.  Vivre seul c’est pas drôle…  Si j’ai déjà expérimenté l’exclusion?  Non, mais Luc m’en a tellement parlé que c’est tout comme…tu me rappelleras un jour de te parler de ses superbes JEANS ROUGES et de son chandail "crottes de chien"…Chériiiiie?  J’peux dire "crottes de chien" à la p’tite?  Trop tard…

Alors, tu dois te rappeler que d’appartenir à un groupe, s’identifier à un groupe ou une communauté c’est primordial…par exemple, ces temps-ci, c’est "in" de prendre pour le Canadien de Montréal.  Tous les fans se sentent "connectés", unis par la cause du CH.  On passe les épreuves ensembles, on pousse avec eux autres.  Papa et les autres fans des Glorieux "travaillent" avec les joueurs, les appuient.  On shoot tous un peu avec Kovalev, on essaie tous d’avancer avec Guillaume, on pète tous des "yeules" avec Big George, on se saoule tous la yeule avec…woups!  Toujours est-il que quand tu t’identifies à un groupe, tu dois être solidaire en tout temps, y’a rien qui peut te dissocier de lui…

Dans la vie, y’a des losers pis des winners.  Les losers sont ceux qui changent de bord selon la journée. Les winners ce sont ceux qui traversent les tempêtes fiers, la tête droite.  Canadien un jour, Canad…Quoi, qu’est-ce que tu dis?  Pourquoi papa a acheté un chandail des Red Wings?

Dans la vie, y’a des winners pis des losers…